Iliad, Orange, Eutelsat : quelle valeur « télecoms » acheter ?

Faut-il investir aujourd'hui sur le secteur de télécoms ? Après avoir bâti notre portefeuille à partir d'un tirage au hasard, nous basculons du hasard à l'intelligence collective.  A vous... de jouer !

 

Début janvier, Marchés Gagnants lance sur l'antenne de BFM Business un portefeuille éducatif, tiré au sort par Cédric Decoeur, la figure de l'émission.  Le principe : une valeur par secteur ! Dans le secteur des télécoms, parmi les trois titres proposés, Iliad sort du chapeau. Trois mois plus tard, la valeur affiche un recul de 3,6 %, contre une hausse de 7,0 % pour Orange et de 12,1 % pour Eutelsat. Pire, alors que les autres titres du portefeuille progressent sensiblement, avec une hausse de 17 % fin mars, Iliad voit son poids dans le portefeuille se réduire considérablement.

 

Deux décisions de gestion s'offrent à nous :

1 - Faut-il rester sur le secteur des télécoms ?

2- Quelle valeur choisir ?

 

Fini le tirage au sort, nous laissons la main aux épargnants. Que vous souhaitez actionnaires d'une des trois sociétés ou pas, vous avez la main. Merci d'indiquer pour la ou les valeurs de votre choix : les trois raisons d'acheter ou de ne pas acheter Orange, Iliad et Eutelsat. Vos raisons viendront enrichir le contenu, à venir du débat, avant l'étape ultime : le vote pour faire évoluer notre portefeuille.

 

 

Selon vous, quelle valeur devrait être intégrée dans notre portefeuille pour le secteur des télécoms ?

 

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15 réflexions au sujet de « Iliad, Orange, Eutelsat : quelle valeur « télecoms » acheter ? »

  1. Peu enclin à investir dans le secteur des télécoms. Les investissements pour la 5 G sont importants, sans que la capacité des opérateurs à augmenter le prix des abonnements soit démontrer. Free semble vouloir aller dans la 5G sans augmentation. La 5G à peine balbutiante, que la 6 G est déjà en début de test en Asie…. Reste l’abonnement fibre qui semble là être un plus juteux pour les opérateurs, avec une vrai augmentation des prix des box… Pour moi, cela ne compense pas, j’évite le secteur.

  2. Les plus :
    – Orange (valo 27.9 MM EUR, PER 2020 5.53 en date du 08/04) -> la part de marché en Europe, la génération de cash, faible valorisation vs. cash-flow
    – Iliad (valo 9.5 MM EUR, PER 2020 22.65 en date du 08/04) -> consolidateur, récent achat sur le marché polonais. Capacité à lever des capitaux
    – Eutelsat (valo 2.5 MM EUR, PER 2020 7.92 en date du 08/04) -> Pas cher, un backlog qui se renouvelle. Malgré l’expansion de la Fibre, la connexion satellite restera nécessaire

    Les moins :
    – Orange (valo 27.9 MM EUR, PER 2020 5.53 en date du 08/04) -> Valeur stagnante et faible valo car vue par le marché comme un conglomérat
    – Iliad (valo 9.5 MM EUR, PER 2020 22.65 en date du 08/04) -> Incapable de générer du cash, n’a pas démontré la capacité à jouer le pricing power après l’achat de part de marché en France
    – Eutelsat (valo 2.5 MM EUR, PER 2020 7.92 en date du 08/04) -> Stratégie difficile à lire car des géants de la tech s’attaque au spatial et satellitaire (ex. Amazon)

    Mon choix :
    Je conserve Orange
    Je reste à l’écart d’Iliad
    J’ai vendu Eutelsat après un dividende de 10% et un beau rebond

    Merci de l’initiative

  3. oui rester sur le secteur des télécoms
    eutelsat
    .cours journalier en hausse régulière depuis Nov 20
    .

  4. 1-oui
    2- Eutelsat car Iliad est mal aimé en bourse , malgré sa nouvelle box et son activité en Italie. De plus, Orange se traine sans nouvelle extraordinaire et cela fait longtemps que ça dure

  5. J’ai été actionnaire pendant des années d’Orange. A part le coupon il n’y a pas de croissance du titre, sauf à l’acheter au bon moment, mais dans 90% des cas il faut compter sur le coupon pour avoir une progression de son portefeuille.

  6. En se basant sur les critères définis début janvier, et selon l’avis de Jean-François Filiatre le choix qui s’imposerait serait de conserver Free pour les raisons suivantes :
    société rentrant dans le PEA : SES n’est pas éligible au PEA ; société dont l’état n’est pas dans le capital : Orange a l’état comme actionnaire majoritaire ; avoir dans le portefeuille une valeur de chaque secteur : Free est la seule société ayant le profil souhaité au regard de JFF, malgré le fait que celle-ci déçoive depuis un certain temps. Si la réponse est le 1 dans ce cas nous irions à l’inverse de la démonstration voulue.

  7. Ayant confondu SES et Eutelsat je poursuit mon raisonnement : Le constructeur se retrouve de plus en plus concurrencé par des pays ou les couts sont moins élevés.
    De plus, à l’instar d’Iliad/Free le titre se déprécie depuis plusieurs années; Maxime boursier : on ne ramasse pas un couteau qui tombe.

  8. Moi je garde Free. Parce qu’avec Free, j’ai tout compris!

    Autre argument totalement subjectif : je suis client Free depuis 17 ans et j’apprécie l’entreprise qui est venue casser l’entente sur les prix sur le marché Internet d’abord, puis sur le marché de la téléphonie mobile ensuite. En étant actionnaire, je soutiens son action par conviction (son action, pas son action…). Et ça me permet de bien dormir même quand son cours baisse.

    Dans les arguments plus rationnels, je pense à la croissance externe régulière. Le développement de partenariats et d’offres de nouveaux services payants aux abonnés. La maîtrise de l’endettement et l’investissement régulier pour développer ses propres infrastructures. Une remise en question perpétuelle et une recherche d’innovation.

    Concernant le secteur, il faut y rester pour la diversification, (oui j’apprends mes leçons tous les jeudis matin!).

    Mais par conviction aussi, parce que les télécoms sont un secteur d’avenir. La 5G ne servira pas qu’à regarder des séries en ultra-haute définition sur un écran de 10cm en attendant le bus, mais va permettre l’émergence de nouveaux usages que nous n’imaginons pas encore (objets connectés, voiture autonome, Smart Cities, agriculture robotisée, médecine à distance et qui sait quoi d’autre encore…). Ce n’est pas pour rien que l’avance prise par la Chine dans le secteur inquiète les Etats-Unis et l’Europe.

    Les plus gros consommateurs seront les entreprises, pas les particuliers. Ah tiens, c’est amusant, Free vient de lancer Free Pro le mois dernier… et casse les prix! De la croissance en perspective?

    1. Merci Lionel de votre commentaire. Vous mettez sur la table un argument subjectif et vous avez bien raison. Vouloir être actionnaire d’une société pour soutenir ou encourager son action est un critère éventuel de choix. Et nul ne peut nier l’impact de Free sur le marché de la téléphonie en France.
      Sur les leçons du jeudi matin (!), oui nous plaidons pour la diversification, mais avons ouvert la porte à une éventuelle sortie du secteur des télécoms. En fait, notre règle autorise les exclusions de secteurs mais elle vise surtout à éviter une trop grande concentration sur certains pans de la cote. L’idée de fond est que la décision de ne pas acheter est aussi forte que celle d’acheter. Voilà aussi pourquoi nous avons limité notre panel d’origine.
      Sur vos deux derniers points, le débat est ouvert. D’abord sur les nouveaux usages. Question à tous, en particulier aux techniciens : ces derniers auront-ils vocation à passer par la 5G ou par d’autres réseaux, les débits nécessaires n’étant en apparence pas les mêmes. Sur l’arbitrage entre marchés entreprises et particuliers, précisons par exemple que chez Orange au 1er trimestre, la France (particuliers) fait 2,7 milliards de chiffre d’affaires sur le CA facturé aux clients, le segment entreprise, mondial, en fait 1,5. Question : le marché des entreprises pourrait-il devenir plus gros que le retail ?

      1. 1. Les débits des réseaux « filaires » (ou « optiques ») seront toujours supérieur aux débits mobiles. Ce sont eux qui amènent le réseau jusqu’aux antennes.
        Les entreprises qui ont besoin de connecter leurs locaux resteront en réseau filaire.
        Les réseaux mobiles seront davantage utilisés pour les connexions à des matériels distribués ou mobiles, qui ont besoin d’envoyer ou de recevoir une grande quantité de donnée, et qu’il n’est pas possible (ou trop coûteux) de connecter individuellement en « filaire ».
        2. La richesse est dans la donnée collectée, et il me semble que les réseaux serviront aux entreprise à collecter beaucoup plus de donnée (et plus variées) que celles simplement transmises par nos téléphones.
        Le modèle de vente de services et de forfaitisation de tout pourrait amener les entreprises à vendre des services tout compris à des consommateurs qui veulent de plus en plus acheter un service sans se soucier de comment ce service est rendu techniquement.
        Mais quant à savoir quand ces transformations se feront sentir dans le secteur… c’est peut-être l’affaire de plusieurs années.

  9. Acheter orange : Valeur défensive (bien plus qu’Illiad qui se paye beaucoup plus cher, avec un croissance qui finira par se tarir et donc valo baisser). Faible PER et fort cashflow (donc bon rendement).
    Secteur perenne car très capitalistique (donc forte barrière à l’entrée), et plus que jamais nécessaire (dans le 21ème siècle). + Une marque forte.
    Potentiels catalyseurs du titre :
    Une session d’Orange Bank permettant de cristaliser la valeur créée.
    Présent sur la cybersécurité (274M€ CA 2019), segment en forte croissance, et dispose d’un avantage concurrentielle de taille avec la maitrise des canaux de communication.
    Le seul bémol reste l’état actionnaire.

  10. Avec le déploiement actuel de la 5G, je pense qu’il est nécessaire d’être sur le secteur des télécoms, mais du côté des équipementiers comme Ekinops, Cellnex, Nokia, Ericsson voire des installateurs comme Solutions30 plutôt que les distributeurs. Les valeurs citées ne faisant pas partie du panel de MarchesGagnants, je proposerais de se diriger plutôt vers la production de multimédias comme Vivendi dont le cours a l’avantage d’être en tendance haussière à court moyen et long terme, il distribue un dividende (pour ceux que ça intéresse), il propose des contenues que le public consomme via les outils de télécommunication, mais surtout avec la vente prochaine de Universal Music Group, la valorisation de Vivendi pourrait être amenée à évoluer (voire le pic du 15 février lors de l’annonce).
    Hâte d’être à jeudi prochain 🙂

    1. Merci Thomas de votre commentaire ! Vu la règle du jeu, votre position revient à dire qu’il faut être absent du secteur des télécoms. Vivendi est en effet classé dans les biens de consommation discrétionnaire, secteur squatté dans notre panel par les valeurs du luxe. Peut-être finirons-nous par ne plus avoir de télécoms pour accroître la part de la consommation, la méthodologie intégrale de Marchés Gagnants ne recommandant pas forcément d’être sur tous les secteurs mais au moins sur 8 d’entre eux. Sur le sujet de la 5 G, n’hésitez pas à rebondir sur les propos de Philippe : s’il ne conteste pas le sujet technique, il s’interroge sur l’impact économique.

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