Plus de 17 % de hausse en trois mois pour notre portefeuille

Tiré au sort dans BFM Patrimoine, en s’inspirant de la méthodologie de  Marchés Gagnants, ce portefeuille affiche une hausse nettement supérieure au CAC 40.

 

Mars a été un bon mois boursier, en hausse de 6,38 % pour le CAC 40, contre 5,63 % le mois précédent. Côté balance des couleurs, le bilan de notre portefeuille est le même qu’en février : huit valeurs dans le vert, trois dans le rouge ! Intérêt de la diversification : ce ne sont pas les mêmes que le mois dernier. Le top revient à Bel, en hausse de 20,56 % et le flop, à Veolia, en recul de 2,19 %. L’amplitude des performances des valeurs est donc moins importante qu’en février, même si la performance globale est supérieure. Notre portefeuille, composé d’une valeur par secteur de la bourse de Paris, tirées au sort en direct par Cédric Decoeur dans l’émission BFM Patrimoine, progresse de 6,73 %, contre 5,63 % en mars. Trois mois de hausse consécutive : il va falloir se préparer psychologiquement à une baisse….

 

 

Quantité   Cours au 31 mars 2021 Valorisation fin mars 2021 Poids d’origine Poids fin mars Variation de cours du mois Variation de cours de l’année
10 ALTEN 100,10 € 1 001,00 € 9,3% 8,5% +9,34% +8,04%
3 BEL 434,00 € 1 302,00 € 9,3% 11,1% +20,56% +37,34%
1129 CGG 1,03 € 1 158,35 € 9,1% 9,9% +5,88% +26,61%
2 CHRISTIAN DIOR 517,00 € 1 034,00 € 9,1% 8,8% +12,29% +13,73%
88 CREDIT AGRICOLE SA 12,35 € 1 086,36 € 9,1% 9,3% +6,28% +19,62%
21 ERAMET 60,54 € 1 271,34 € 9,0% 10,8% -1,34% +41,05%
5 ILIAD 162,10 € 810,50 € 8,4% 6,9% +10,57% -3,57%
49 KLEPIERRE 19,89 € 974,37 € 9,0% 8,3% +1,71% +8,13%
9 ORPEA 98,80 € 889,20 € 9,7% 7,6% -0,68% -8,14%
24 SAINT-GOBAIN 50,32 € 1 207,68 € 9,0% 10,3% +13,28% +34,19%
45 VEOLIA 21,86 € 983,70 € 9,0% 8,4% -2,19% +9,25%
  Total   11 718,50 €     +6,73% +17,18%
  CAC 40 6 067,23       +6,38% +9,29%
  Panel Marchés Gagnants        

6 mois de calme sur le cours de Bel

L’actualité des valeurs est riche. Si Bel, le fabricant de Vache qui rit, a le sourire en Bourse, ce n’est pas par hasard. La société a annoncé vendre les fromages Leerdammer à Lactalis, qui dispose déjà dans son plateau du camembert Président. L’opération est soumise aux autorités de la concurrence et le montage présenté prévoit, in fine, le lancement d’une offre publique de retrait au prix de 440 €, vraisemblablement au second semestre de l’année.  Sauf remise en cause de l’opération, Bel évoluera dans les prochains mois légèrement en deçà de cette limite sans grand mouvement. Gardons ce paramètre en tête lorsque nous serons éventuellement à faire évoluer le portefeuille. Une chose est en tout cas certaine : Bel amoindrira la chute de notre portefeuille en cas de recul des marchés ; il le pénalisera si la hausse se prolonge.

 

Veolia, de son coté, affiche un léger recul mais finalement bouge peu. Et il devrait en être ainsi tant que la bagarre avec Suez n’est pas réglée. Sur le sujet, il n’y a guère plus de visibilité sur la réouverture des restaurants, la date de l’assemblée générale de Suez n’étant toujours pas connue. A noter, la direction de Suez a présenté une solution avec Ardian, solution rejetée par Veolia. La leçon de l’histoire : les paramètres d’ego des dirigeants, mais également d’interférence des politiques, sont à prendre en compte dans un investissement boursier.

 

Pourquoi dissocier les fonctions de président et de directeur général ?

Eramet, lui, aussi est en léger recul sur le mois (-1,34 %), mais à la différence de Veolia, l’action a littéralement swingué avec les fluctuations entre 52 et 65 euros. Preuve que regarder les cours une fois par mois et non tous les jours est le meilleur moyen de s’éviter des hauts le cœur ! L’argument est aussi valable pour CGG qui termine sur une progression « modeste » de 5,88 %, à 1,03 €, mais qui a flambé sur le mois jusqu’à 1,28 €. Le problème de gouvernance sur Eramet semble résolu : pour mémoire, le mois dernier, le principal actionnaire avait souhaité le départ de la PDG, Chrystel Bories. En pratique, elle devrait être maintenue à son poste, son mandat d’administrateur étant renouvelé lors de la prochaine assemblée générale de la société. Une dissociation des fonctions de président et de directeur général devra ensuite être mise en œuvre. Parmi les critères extra-financiers, de plus en plus utilisés, le point de gouvernance est scruté par les investisseurs. A la différence des structures avec conseil de surveillance et directoire où il y a obligatoirement deux têtes, synonymes de contre-pouvoir, il est possible de concentrer le pouvoir dans les structures à conseil d’administration en cumulant les fonctions de président et de directeur général. Les séparer permet de s’assurer sur le papier d’avoir des contrepouvoirs pour challenger les décisions, et de fait mieux maitriser les risques. Dans le secteur financier, par exemple, l’ACPR, le gendarme de la banque et de l’assurance vie, recommande une séparation des fonctions. Ce point a couté son poste à Emmanuel Faber chez Danone ce mois-ci. Pour un investisseur, jeter un œil au parcours des individus permet de distinguer d’éventuelles carabistouilles. Quand une entreprise scinde les fonctions de PDG, confiant la présidence à son ancien PDG et la Direction générale à son ancien adjoint, le contrepouvoir n’est pas forcément évident.

 

Télécoms et consommation de base, que penser de ces secteurs ?

 

Avec sa baisse, Eramet a cédé sa première place du portefeuille à Bel. La réflexion sur une prise de bénéfices sur Eramet et un renforcement sur Illiad, évoqué le mois dernier n’est donc plus d’actualité. En revanche, constatons que l’équilibre entre nos positions commencent à avoir du plomb dans l’aile, avec trois mois d’évolution du marché. Alors que nous avons 810 € investis sur Illiad, nous détenons 1302 € sur Bel. Soit plus de 50 % de plus. Une réflexion va donc être ouverte sur les secteurs des télécom et de la consommation de base. Cette fois, il n’y aura pas de tirage au sort. Ce sera à vous de participer au débat, ces secteurs étant parmi les plus grand public de la Bourse…

 

Une réflexion au sujet de « Plus de 17 % de hausse en trois mois pour notre portefeuille »

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