Evitez le mal de mer cette semaine !

Risque majeur de tempête sur les marchés aux alentours du 17 septembre, à cause de la réunion de la Reserve Federal américaine. Nos conseils pour faire face à un potentiel mal de mer patrimonial….

Cette semaine s’annonce agitée sur les marchés : les bourses chinoises ont montré ce lundi quelques signes de faiblesse. Des statistiques d’inflation seront publiées, notamment en France et aux Etats-Unis. . Dimanche, les Grecs retourneront aux urnes… Et surtout, la Banque Centrale Américaine – la Reserve Federal  (FED) –  se réunira mercredi et jeudi pour décider d’une éventuelle hausse d’un quart de point de ses taux d’intérêt directeurs.

 

Qu’annoncera donc Janet Jellen, sa présidente, jeudi 17 septembre ? Autant l’avouer, Marchés Gagnants n’a nulle envie de jouer au petit jeu des pronostics. Entre pile ou face, nous n’en savons rien. Mais nous avons une certitude : la pièce ne devrait pas tomber sur la tranche !

 

Autre certitude : les marchés financiers sont portés depuis de longs mois par les décisions des banques centrales. Les injections massives de liquidités ont constitué une sorte d’EPO pour les investisseurs. Conséquence : certaines têtes, un brin hallucinées,  manquent parfois cruellement de discernement sur la réalité économique.

 

Les marchés sont devenus ultra-dépendants des banques centrales. Et dans l’esprit de certains, ces dernières sont en train de perdre la main. Entre la réévaluation du franc suisse décidée en début d’année, l’incapacité de la Banque Centrale Européenne de mettre fin à la forte remontée des taux longs en juin…

 

Il est un risque majeur ce jeudi 17 septembre : que les marchés prennent la nouvelle du mauvais côté. Si les taux ne bougent pas, vous pouvez estimer que cela constitue un élément positif pour la croissance future et les bénéfices des entreprises.  Le grincheux, lui, constatera de suite que si la FED ne bouge pas, c’est la preuve que l’économie américaine est au point mort.

Idem : si les taux montent, certains auront vite fait de s’inquiéter de la nature du mouvement : opération ponctuelle ou hausse régulière réunion après réunion ?  Avec la crise chinoise du mois d’août, les investisseurs ont montré qu’ils avaient les nerfs à fleur de peau…

 

Dans un scénario noir, ils pourraient redevenir hystériques dans les jours à venir. A l’inverse, ils pourraient rester sous le charme de Janet Jellen. Et repartir de l’avant vers leurs plus haut de l’année.

Les conseils de Marchés Gagnants

–  Il n’y a actuellement aucune raison d’avoir plus d’actions en portefeuille que ne le recommande notre méthodologie. Mais rares sont toutefois les épargnants à être dans ce cas !

–  Si vous détenez des titres, il faut se prémunir contre une baisse du marché. En recouvrant votre portefeuille, vous passerez outre la baisse des marchés, mais aussi outre une éventuelle hausse. Sur les grandes valeurs de votre portefeuille, mieux vaut passer des ordres de vente à seuil de déclenchement environ 5 % sous les niveaux actuels. En pratique, la vente aura lieu dès que le cours franchira à la baisse le niveau déterminé. Dans la foulée, si les titres disposent de qualité, vous mettrez un ordre d’achat 10 à 15 % au-dessous. L’objectif : garder vos titres tout en évitant la baisse potentielle.

–  Si vous détenez des Sicav, cette faculté n’existe pas. En période de forte volatilité, le mode de souscription à cours inconnu se révèle pénalisant. En effet, les opérations s’effectuent sur la base de la prochaine valeur liquidative connue.

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2 réflexions au sujet de « Evitez le mal de mer cette semaine ! »

  1. Vous parlez dans votre rubrique d’une dévaluation du franc suisse en début d’année.
    Ne s’agit-il pas plutôt d’une réévaluation ?

    1. Les commentaires sur les fluctuations des devises sont compliqués car on parle toujours de parité : euro contre dollar US, euro contre franc suisse. Quand une devise monte, l’autre baisse. Quand une monnaie se réévalue, l’autre se dévalue. En janvier 2015, la Banque Nationale de Suisse a mis fin à sa politique de défense d’un plancher vis à vis de l’euro (1,20 franc suisse pour un euro). Cette décision a provoqué une dévaluation de l’euro et par ricochet, exactement comme vous l’avez indiqué Xavier dans votre commentaire, une réévaluation du franc suisse.

      L’article a été modifié en conséquence et le coupable contraint de ramener ses avoirs de suisse avec déclaration à l’administration fiscale…

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