1,344 million de particuliers ont acheté en Bourse en 2020

La crise n’a pas fait fuir les investisseurs particuliers des marchés financiers. Bien au contraire. Leur placement préféré ? Les actions. 

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) vient de publier des chiffres détaillés sur les particuliers actifs en Bourse. Et ils sont formels ! En 2020, année marquée par une crise boursière majeure en début d’année, suivi d’une réelle rémission, 1,344 million de particuliers sont intervenus en Bourse à l’achat ou à la vente. 1,344 million minimum, devrait-t-on rajouter lorsque l’on connait la méthodologie du régulateur pour établir ces chiffres.  Une méthodologie déjà utilisée au printemps lors que l’AMF avait révélé que la crise faisait revenir les actionnaires en Bourse.

Un vrai comptage, pas un sondage !

Alors de nombre de statistiques reposent sur des sondages, comme par exemple le nombre d’actionnaires individuels – avec à la clef une marge d’erreur – cette donnée de l’AMF repose sur un strict comptage. Depuis 2018, grâce à la directive européenne MIF 2, le régulateur dispose de tous les ordres de bourse exécutés avec le détail de l’opération mais aussi de l’investisseur. Des quantités de données gigantesques. Pour des raisons d’efficacité, le régulateur a fait le choix de se concentrer sur les valeurs du SBF 120. Bref, les 120 plus valeurs de la Bourse de Paris alors que le catalogue d’Euronext Paris est bien plus garni. Bref, tous les acheteurs de toutes petites valeurs sont hors du scope de l’AMF. Voilà donc pourquoi Marchés Gagnants précise « minimum »

 

Exceptionnelle, l’année 2020 ? Non, à priori. Car pour l’AMF, le nombre de particuliers actifs a légèrement baissé par rapport aux 1,394 millions de 2019… Aux amateurs de mémoire court terme, rappelons toutefois le côté atypique de cette année-là, marquée notamment par la mise sur le marché de la Française des Jeux en novembre.  Environ 300 000 particuliers avaient alors acheté. Le rythme normal était donc plutôt de l’ordre du million comme en 2018 (1,064 million). Pour résumer, l’activité des particuliers en Bourse vient de connaître deux années exceptionnelles : 2019 grâce à la FDJ, 2020 grâce à la crise. Le marché fera-t-il la passe de trois en 2021 ?

 

Des nouveaux particuliers sont devenus actifs en Bourse

«  L’année 2020 a montré que la demande d’actions était forte, y compris de la part des nouveaux investisseurs », s’est félicité Robert Ophèle, le Président de l’AMF lors de ses vœux à la Place Financière. Entendez par nouveau tout particulier n’ayant pas fait d’opération depuis le 1er janvier 2018. Ce peut-être un vieux boursier qui dormait sur son portefeuille ou, au contraire, un nouveau venu. 411 000 particuliers sont ainsi intervenus en Bourse pour une première, un flux toutefois très concentré sur la période de crise du début de l’année (309 000 au premier semestre).

 

Autre intérêt de cette étude : l’analyse des placements préférés des Français en Bourse. Certificats et warrants confirment leur statut de produit de niches avec seulement 29 000 particuliers actifs. Rassurez-vous : il est tout à fait possible d’investir en Bourse sans savoir ce que sont warrants et certificats… Les obligations confirment, elle, leur déclin : 83 000 particuliers actifs, contre 123 000 en 2018. A l’heure des taux zéro, la question se pose de l’utilité de ce placement, surtout sur sa vocation traditionnelle de distribution de revenus. Les ETF, ou trackers, poursuivent eux leur développement. Ces fonds indiciels cotés ont ainsi séduit 233 000 particuliers en 2020, contre 175 0000 un an plus tard. Belle performance qui les laisse malgré tout loin des actions.

 

Le conseil de Marchés Gagnants :

Le retour des Français vers les actions est une bonne décision patrimoniale. Pour les y aider, nous avons mis en place en 2021 une expérience éducative pour apprendre à bien gérer : le portefeuille Playmate 2021.

 

Concernant l’autre « star » de l’étude, les ETF, nous ne sommes pas toujours fan de ce produit. Mais reconnaissons-lui toutefois une utilité : dans un environnement de crise, où l’on veut agir vite pour acheter en Bourse sans avoir le temps de sélectionner scrupuleusement les valeurs conformément à notre méthodologie, mieux vaut investir sur fonds reposant sur un indice diversifié que de choisir une ou deux actions seulement. Le niveau de risque est ainsi fortement réduit.

 

 

 

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