L’épargne salariale épargnée de hausse de CSG ?

Bruno Le Maire a dit que sa fiscalité ne bougerait pas. L’épargne salariale échappera-t-elle à la hausse de la CSG prévue au 1er janvier 2018 ?

Vraisemblablement pas ! Lundi 28 août, invité de la matinale de RTL, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances se livre à un exercice de communication à destination des salariés. Après avoir annoncé une première baisse des cotisations sociales au 1er janvier, parallèlement à une hausse de 1,7 point de la CSG (Cotisation sociale généralisée) et avant d’évoquer la transformation du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) en réduction de charges sociales, le ministre lâche : « Nous ne toucherons pas à la fiscalité de l’épargne salariale ».

Derechef, Twitter s’enthousiasme !

 

Une hausse probable de plus de 20 % de l’imposition

 

Un auditeur salarié pourrait croire que la taxation de son épargne salariale sur les versements de son entreprise et sur les gains réalisés par la suite resterait donc stable… Vraisemblablement pas. Car le propos exact de Bruno Le Maire est un peu plus détaillé. « Nous ne toucherons pas à la fiscalité de l’épargne salariale. Aujourd’hui, cette épargne n’est pas fiscalisée à l’impôt sur le revenu. Nous ne toucherons pas à ça !»

 

Bruno Le Maire prétend ne pas toucher à la fiscalité de l’épargne salariale

Tout salarié constate, en revanche, à la vue de ses relevés et autres bordereaux d’opérations que l’épargne salariale subit des prélèvements sociaux au titre de la CSG et de la contribution pour le remboursement de la dette sociale. Au taux global de 8 %. Les gains réalisés par la suite sur l’épargne sont eux aussi, soumis à des prélèvements sociaux, y compris la CSG. A l’évidence, l’épargne salariale reste soumise à la CSG. Et le taux de cette CSG doit progresser de 1,7 point au 1er janvier prochain.

 

Communication mensongère, méconnaissance de la fiscalité de l’épargne salariale, expression maladroite pour simplement dire au microcosme : l’épargne salariale ne sera pas soumise à la flat tax… ? Qu’importe pour les salariés ! « Le ministre dit « nous ne toucherons pas à la fiscalité de l’épargne salariale », mais au 1er janvier prochain, la taxation sur la participation, l’intéressement et l’abondement devrait passer de 8 % à 9,7 %. Soit une hausse de plus de 20 %…

 

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